Compétences travaillées en mathématiques : Communiquer à l’écrit et à l’oral
Compétences travaillées en mathématiques : Communiquer à l’écrit et à l’oral
Compétences travaillées en mathématiques : Communiquer à l’écrit et à l’oral
Compétences travaillées en mathématiques :
Communiquer à l’écrit et à l’oral (Eduscol, 2016)
Extraits (document complet en fichier-joint) :
S’il convient que l’élève apprenne à s’exprimer avec un maximum de rigueur et de clarté, il ne faut pas pour autant considérer que celui qui s’exprime avec peine a nécessairement des difficultés mathématiques.
Il s’agit avant tout d’ouvrir le champ de la résolution de problèmes au plus grand nombre d’élèves, y compris à ceux qui ont des difficultés à entrer dans les codes de la rédaction d’une démonstration.
1. Prendre en compte les spécificités de la langue utilisée dans l’activité mathématique
Toutes les difficultés des élèves ne sont pas imputables à des problèmes de langue et tous les problèmes de langue ne résultent pas d’un déficit lexical. Des malentendus peuvent naître d’énoncés ambigus, d’un déficit d’explications ou de la difficulté à gérer les interactions entre plusieurs registres de langue.
En mathématiques, le sens d’une phrase est sensible à l’ordre des mots, ainsi qu’à la signification des connecteurs logiques ou de quantificateurs plus ou moins explicites.De nombreux termes utilisés en mathématiques proviennent de la langue courante, mais prennent un sens différent. Une liste de termes polysémiques rencontrés en mathématiques au collège peut être portée à la connaissance des élèves [liste de termes polysémiques rencontrés en mathématiques].
En mathématiques, la structure d’une phrase ne renseigne pas toujours sur le statut de l’énoncé. On peut notamment distinguer : la donnée d’une information (énoncé d’un problème), l’institutionnalisation (définition, propriété), la démonstration, la consigne donnée par le professeur, les commentaires émis par l’élève (narration de recherche) ou par le professeur (annotations sur une copie).
L’accumulation de ces difficultés potentielles montre à quel point la compréhension d’un texte mathématique et, a fortiori, la production d’un texte tel qu’une démonstration recèlent de nombreux obstacles. En avoir conscience doit permettre au professeur d’adapter ses exigences pour mieux former les élèves.
Il va de soi que la détection de telles difficultés ne peut s’opérer à partir d’un catalogue préétabli. Une démarche d’entretien avec l’élève concerné est indispensable.
2. Placer les élèves en situation de production écrite
Garantir la compréhension des énoncés et des consignes est un préalable essentiel.
Bien entendu, la pratique d’écriture en classe ne saurait se réduire à la copie de ce que le professeur écrit au tableau. L’enjeu majeur à ce niveau consiste à procurer aux élèves une marge d’initiative suffisante pour leur permettre de progresser dans l’écriture de textes mathématiques.
Il est donc primordial d’accorder très régulièrement un temps significatif à la production d’écrits personnels. Ce temps d’écriture doit être clairement identifié et bénéficier de conditions propices (silence, durée suffisante). Cette production peut consister à exposer des idées, à décrire une démarche, ou à exposer une solution.
3. Développer les compétences d’expression orale
Si l’enseignement est devenu moins magistral, la répartition du temps de parole entre le professeur et les élèves demeure parfois déséquilibrée. Plus que la durée des interventions, c’est la nature des prises de parole qui doit être examinée. Il arrive que la participation de l’élève se limite à répondre à des questions fermées appelant des réponses très brèves. Le professeur, soucieux d’aboutir rapidement, ne donne pas toujours l’occasion ni le temps d’élaborer une réponse construite.
Une organisation structurée des séances doit permettre de bien articuler le temps consacré à l’oral et celui de l’écrit, en les identifiant clairement. De plus, on sait que l’élève en difficulté a souvent du mal à se situer entre les différentes phases d’une séance. Il ne perçoit pas forcément à quel moment on passe de l’exploration à l’institutionnalisation, ou de la conjecture à la démonstration. Des transitions explicites doivent le guider dans le suivi du cours et faciliter sa participation.
Enfin, dans le registre de la maîtrise de la langue, une concertation étroite entre les professeurs des différentes disciplines est nécessaire pour la mise en place d’actions cohérentes et complémentaires.